Ouvrons le débat au PS (II) Rénovation ou restauration de la politique?

Publié le par Jean-Francis Dauriac

Pour la démocratie de participation au sein du PS aussi….

Après avoir tant prôné la démocratie de participation dans tout le pays, peut on s’abstenir de la mettre en pratique dans le parti ? Nous décidons envers et contre tout d’ouvrir le débat en donnant la parole sur la nécessaire rénovation du PS à toutes celles et ceux qui le souhaitent. Nous vous proposons cinq brèves introductions de dix à quinze lignes, sans aucune autre prétention que de lancer le débat et faire réagir.

Jean-Francis Dauriac, Secrétaire fédéral du 77, au développement et à l’animation.  

Introductions au débat :I/ Bilan : Aucun coupable, mais tous responsables - II/ Rénovation ou restauration de la politique? - III/ Et si on rassemblait la gauche avant de la rénover ? - IV/Le refus de l’américanisation politique- V/ La réaffirmation des valeurs fondamentales –

La rénovation de la Gauche et du Parti Socialiste est dans tous les esprits. Mais de quelle rénovation s’agit il ? Du rajeunissement des cadres, disent les jeunes qui n’en sont pas encore. La vérité est que la France vieillit  et que la gestion des affaires publique se complexifie demandant de plus en plus d’expérience et de compétence. Compétence, crédibilité et représentativité pourraient logiquement appeler un allongement de la durée de vie politique plutôt que son rajeunissement . De la diversité ou  la parité  disent ceux qui pensent pouvoir tirer avantage de leur couleur de peau, de leur sexe ou de leur origine. Le paradoxe est qu’ils le font au nom de la république, voire des droits de l’Homme qui interdisent toute discrimination, fut elle positive, fondée sur la couleur de peau, le sexe, ou l’origine.  

Quand prés d’un électeur sur deux a voté par rejet d’un candidat plus que par adhésion (56% des électeurs qui ont choisi Ségolène Royal) la politique en général, la gauche, en particulier  souffrent d’un profond discrédit et d’un problème de représentativité qui n’autorisent  plus des réponses aussi artificielles. N’est il pas temps de revenir à la primauté du politique et de la vraie représentativité qui font du suffrage universel  le passage obligatoire et de l’expérience du pouvoir politique un réel métier légitimé et reconnu..  

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Publié dans Congrés 2008

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