Laurent FabiusEn finir avec la société de précarité
La crise actuelle ne peut se régler que par un projet solidaire, établi dans la concertation. (Tribune publiée par Laurent Fabius dans le journal Libération) .Le gouvernement Villepin-Sarkozy avait besoin, disait-il, de cent jours pour rétablir la confiance : il en aura mis moins de trois cents pour la perdre. Au-delà de ce constat brutal, c’est un sentiment de gâchis que l’on éprouve devant la situation actuelle, d’autant plus insupportable qu’elle concerne une jeunesse éprise de transparence et d’absolu. La crise du CPE n’est pas terminée, elle conduit cependant dès maintenant à tirer plusieurs conclusions pour l’avenir. Le premier enseignement concerne les réformes. Dans un monde qui bouge à toute allure, la France doit évidemment s’adapter. Si on ne veut pas rendre nos compatriotes rétifs à toute adaptation, il faut éviter de confondre réforme et régression. Il n’y a « réforme » que s’il y a amélioration durable pour les intéressés et pour la collectivité. Lire la suite
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