L'enjeu du Congrès de Reims

Publié le par Jean-Francis Dauriac

La mondialisation anéantit l'indispensable contrepouvoir qu'est la politique. Le PS doit prendre le contrepied de la résignation ambiante, pour  la défendre, la rénover et la promouvoir.  C'est la seule voie possible pour contraindre l'économie à n'être qu'un moyen au service de l'Homme au lieu de devenir l'inverse. C'est cette voie qui a permis la rédaction de la déclaration des droits de l'Homme: une volonté et une vision politique. C'est la même qui a permis l'abolition de l'esclavage, contre celles et ceux qui voulaient - déjà-  le maintenir afin de ne pas affaiblir "l'économie". C'est à elle que nous devons la plupart des avancées sociales,l'abolition de la peine de mort, les progrés de 'l'égalité entre hommes et femmes, la réduction du temps de travail, les congés payés, le SMIG, notre système d'éducation, de soins, de retraite, de sécurité sociale... .  

Trop de gens souffrent, trop de libertés sont niées, l'indifférence gagne du terrain. Le PS doit entendre celles et ceux qui se résignent à la protestation faute d'être entendu par une véritable force. C'est en ce sens, qu'il doit clairement réaffirmer son ancrage à gauche. Et c'est pour cela, que nous soutenons celles et ceux qui le voient demain au coeur de la gauche.

Dans ce combat, nous n'avons aucun ennemi. Dans cette perspective nous ne voyons que des compétences et des talents qu'il nous faudra additionner au soir du Congrés. Mais- pour une fois- sur une véritable ligne politique, et dans la clarté. Retrouver nos valeurs, clarifier notre positionnment, additionner nos compétences, tirer définitivement les leçons du passé, nous semblent etre l'enjeu de ce Congrés. Pour le PS, pour la Gauche, pour notre pays.

Jean-Francis Dauriac, Secrétaire Fédéral du 77, Conseiller Municipal Emerainville ( Marne la Vallée)

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Publié dans Congrés 2008

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