Moderniser, oui, droitiser, non par Laurent Fabius

Publié le par RAG-77; Rassembler à gauche 77

Laurent Fabius est l’invité du 19/20 de France 3 au lendemain de la défaite de S. Royal à l’élection présidentielle. Pour lui, la priorité est maintenant à la préparation des législatives.

"Notre tradition à gauche, ’c’est le nous’, on travaille ensemble". Laurent Fabius a prôné lundi soir l’unité et le rassemblement à l’issue du Bureau national du Parti socialiste, soulignant que la priorité est désormais "aux législatives" et au "collectif".

"Hier soir on a été battu. Il faut reconnaître la défaite mais elle a des explications", a précisé l’ancien Premier ministre sur France-3. "Il y a un an, tout le monde pensait que la gauche allait l’emporter (...) et puis finalement on a été battu, il va falloir réfléchir sur tout cela et être humble".

Selon lui, les couteaux n’ont pas été tirés lors du Bureau national qui se tenait rue de Solférino. "On travaille toujours ensemble", a ajouté le député socialiste de Seine-Maritime. Avec François Hollande "la décision que nous avons prise" est de dire que "la priorité est aux législatives, et la priorité est au collectif, au rassemblement. Notre tradition à gauche, ’c’est le nous’, on travaille ensemble".

Laurent Fabius a prôné le "rassemblement". "Cette idée de mettre la priorité sur les législatives et sur le collectif a été entérinée. On aurait été absolument désastreux si au lendemain d’une défaite en plus on donnait le spectacle d’un Parti socialiste qui se dispute, en tout cas moi je ne veux pas de cela".

Il a précisé que chacun avait "sa place". "Il y aura François Hollande, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn, moi et quelques autres responsables et on va aider nos camarades aux législatives".

Le député de Seine-Maritime a estimé qu’il ne faut pas réclamer des têtes, "ce n’est pas l’état d’esprit que j’ai".

"Je pense qu’il faut examiner pourquoi on a perdu", a conclu Laurent Fabius, soulignant que le PS "n’a pas su identifier M. Sarkozy" et "convaincre que Ségolène Royal avait les capacités aussi fortes que Nicolas Sarkozy".

 

 

 

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Publié dans Congrés 2008

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