Présentation des candidatures socialistes à lélection présidentielle
Le Conseil national de ce jour 7 Octobre 2006 avait pour principal point de l’ordre du jour, la présentation des candidats à l’investiture du parti socialiste pour les prochaines élections présidentielles.
Henri Emmanuelli n’entend prendre partie qu’après avoir entendu les propositions des candidats sur ce qui constitue pour lui l’enjeu fondamental de l‘avenir de notre société : l’Europe, l’extrême droite, et le Ministre de l’Intérieur. Sur l’Europe il cite deux exemples:
- L’écart de 200% entre les salaires au sein de la communauté européenne ne pourra pas être résolu par un simple retour de la croissance
La pression migratoire croissante qui ne doit pas conduire à des politiques qui s’en prennent aux immigrés et aux plus pauvres.
Il redoute par ailleurs une alliance future entre droite et extrême droite et dénonce la stratégie de provocation du Ministre de l’Intérieur qui vise selon lui à « mettre le feu dans nos banlieues » pour justifier une politique sécuritaire et de restriction des libertés.
Henri Weber est intervenu sur la nécessité d’être en phase avec le mouvement social qui s’exprime régulièrement dans notre société depuis plusieurs années à contre-courant des estimations des sondages et des médias (Lois Fillon, CPE, référendum européen) et sans lequel la victoire de la Gauche est impossible. Il insiste sur la nécessité d’affirmer le clivage gauche/Droite et souligne l’intérêt de l’adhésion de nouveaux adhérents au de là de la seule échéance de la désignation de notre candidat. Ils doivent être le point de départ de la rénovation et de la refondation du parti contre ceux qui prônent sa disparition. Un Parti rénové doit avoir selon lui 4 fonctions :
- La fonction électorale : préparer et gagner les élections
La fonction programmatique mobilisant l’intelligence collective
- La fonction idéologique consistant à défendre et promouvoir nos valeurs
La fonction organisationnelle par l’implication dans les associations et syndicats
Dominique Strausskahn invite à ne plus tolérer l’attitude du Ministre de l’Intérieur-candidat. Il se fixe pour objectif de faire répondre l’offre politique à la demande de modernité. Notre réponse aux attentes des français doit être socialiste et donc d’abord sociale et économique. Il nous faut tout à la fois répondre aux besoins traditionnels de la gauche et traiter les questions nouvelles qui sont au nombre de trois : l’environnement, le renouvellement des générations et les technologies nouvelles. L’enjeu est de donner à notre pays une vision politique de l’avenir et non de recevoir celle des autres.
Ségolène Royal propose de mettre en valeur et de faire connaître le projet du parti socialiste. Elle veut pour cela utiliser trois leviers :
- Donner un avenir à la France : La France va bien mais est en de mauvaises mains
- Répondre aux préoccupations des français en « agissant juste »
- Mener une campagne participative
Il faut "agir juste" pour proposer « une démocratie de projet contre une démocratie de rejet ». Elle s’engage à ce que son siège de campagne soit le siège du parti socialiste et propose de relayer les débats par internet.
Pour Laurent Fabius l’enjeu n’est pas seulement de désigner un candidat, mais un futur Président de la République, qui aura dès 2008 la lourde charge de présider aux destinées de l’Europe. S’il prône une augmentation du pouvoir d’achat, il entend aussi proposer un « futur pour notre pays ». Répondre aux préoccupations des français, nécessite d’être très précis, et de dire très exactement ce qu’on propose en matière de salaire, de retraite, de logement, à court et moyen terme. Nos propositions doivent aussi intégrer les conséquences dans tous les domaines de l’allongement de la vie, et se référer clairement à la République et la laïcité qu’il s’agit non seulement de défendre, mais de promouvoir. Notre horizon commun est enfin une écologie sociale et politique à la quelle le libéralisme ne peut apporter aucune réponse. Il préconise entre les candidats un vrai débat permettant à chacun d’affirmer ses points d’accord, mais aussi ses désaccords dans un esprit de respect mutuel, d’honnêteté et de transparence. Il Sur la décentralisation, il l’estime utile et nécessaire mais juge tout aussi urgent et prioritaire de réaffirmer le rôle de l’Etat. Sur le traitement de la primo délinquance et la mixité sociale, il relève de nombreuses divergences qui doivent pouvoir clairement s’exprimer. Sur les institutions, il prône clairement un régime parlementaire, là où d’autres évoquent un régime « semi présidentiel » ou plus hybride. Les militants doivent choisir en connaissance de cause et sur des positions claires et concrètes. « Notre discours ne doit pas varier selon que l’on est prés ou loin des militants »
Jean-Francis