Laurent Fabius en Seine et Marne Mardi 19 Septembre
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Mardi 19 Septembre 2006- 19H30- Apéritif cantonal, avec les sections de Champs sur Marne et Emerainville- Entretien informel, convivial et décontracté. Pas le temps de s’asseoir. A peine arrivé, les questions fusent de toute part. Laurent se prête volontiers au jeu des questions réponses : du Moyen Orient, à la démocratie dans le Parti, en passant par Ségolène et Sarkozy ?..... Tant pis pour les boissons, tout le monde part à Pontault Combault. Salle comble, 250 personnes, presqu’autant que d’autres quelques mois plus tôt. Comité d’accueil consensuel : Emeric Bréhier, Premier Secrétaire, Vincent Eblé, Président du Conseil Général, de nombreux Maires et élus et bien sûr la « maîtresse de la maison », Jacques Heuclin, Maire de Pontault Combault. Discours d’accueil et de bienvenue. Brève intervention de Laurent Fabius sur l’importance du débat démocratique dans le parti. Ce n’est pas parce que Lens lui a plutôt été favorable que la Direction doit renoncer au débat ni le limiter. Pragmatisme ensuite : la victoire sera impossible sans une ligne de gauche et un candidat acceptable pour l’ensemble de la gauche. « Ne laissons pas un boulevard à l’extrême gauche en prenant des positions confuses ou mi chèvres, mi choux ». . La campagne sera dure, très dure. La droite et Sarkozy utiliseront tous les moyens et ils en maîtrisent pas mal. Attention donc de ne pas faire campagne sur les thèmes de la droite. Puis s’adressant à tous les militants L’apport de la gauche et ce qui intéresse les français, ce sont les problèmes économiques et sociaux: Pour gagner les français attendent que les candidats leur disent clairement et concrètement ce qu’ils feront s’ils sont élus sur l’école, la santé, les retraites, le service public, EDF/GDF, l’Europe. Le Parti a répondu et publie ses propositions. Elles lui conviennent d’autant plus qu’il est à l’origine d’un certain nombre. Debout à la Tribune, il s’arrête et durant prés de deux heures, il demande aux militants de l’interroger sur les sujets de leur choix.
Tout y passe : L’école, les retraites, l’Europe, la concentration des médias, la lutte contre la délinquance. Quelques mots choisi sur l’école: « Vouloir supprimer la carte scolaire, c’est utiliser la séduction de la liberté de choix, pour arriver à une sélection qui ne laisse plus le choix ». Plus loin « Pourquoi ne pas conditionner les subventions que nous donnons aux écoles privées, au respect de la mixité sociale ? Sur tous les sujets, promotion du projet des socialistes, explication, traductions concrètes, prolongements. » Sur sa candidature enfin : « je crois avoir acquis une certaine expérience qui peut être utile à mon parti, à la gauche et à mon pays. » Les convaincus le restent. Beaucoup d’hésitants les rejoignent. Les autres réfléchissent. Mais tous sans exception se déclarent ravis et satisfaits de la hauteur de vue et de débat. Et comme le dit l’un d’entre eux, qui jure qu’il ne votera jamais Laurent Fabius : « On se sent plus intelligent en sortant d’une telle soirée…. » Et alors tu n’en voudras jamais ? « … faut voir, faut que je réfléchisse quand même » En effet. Merci.