Synthèse propositions de Laurent Fabius pour le projet des socialistes

Publié le par Jean-Francis Dauriac

Synthèse propositions de Laurent Fabius pour le projet des socialistes

Au moment où la Commission nationale du projet doit discuter d'un premier texte de présentation de notre projet, Laurent Fabius a tenu à apporter une contribution écrite à ce débat. Il l'a fait après avoir pris connaissance des textes parus vendredi dans l'Hebdo et transmis hier par A Bergougnioux aux membres de la commission. Ainsi, Laurent Fabius privilégie le débat de fond et s'inscrit pleinement dans la démarche collective du parti pour le projet.

Dans ce texte ci-joint, Laurent Fabius insiste plus particulièrement sur les points suivants, qu'il souhaiterait voir figurer dans le projet des socialistes.

1) Sur l'analyse du contexte de 2007, la nécessité de ne pas sous-estimer la gravité de la crise que traverse la France, de prendre pleinement la mesure des dégâts entrainés par l'hyper-capitalisme financier, et des attentes à l'égard de l'Europe.

2) Sur les valeurs et les alliances, le fait d'affirmer clairement que ce devront être celles du socialisme français, tendance F Mitterrand : refuser toute dérive blairiste et toute alliance avec le centre. Clairement à gauche.

3) Sur les priorités d'action de la législature, LF en propose nettement quatre :

A) Fonder une République nouvelle

B) Faire barrage aux méfaits de l'hyper capitalisme financier

C) Relancer et réorienter l'Europe pour parvenir à une croissance forte et durable

D) Répondre à l'urgence sociale.

4) Pour chacune de ces priorités, parmi les propositions clefs de Laurent Fabius, on peut relever :

A) Fonder une République nouvelle : affirmer nettement que nous voulons une République parlementaire, et en déduire les mesures fortes qui en découlent (notamment Président arbitre, gouvernement paritaire, Assemblée Nationale renforcée par la suppression du 49-3 et rendue plus représentative par l'introduction d'une dose de proportionnelle) ; dans ce cadre, affirmation de la laïcité (charte de la laïcité adossée à la Constitution) ; référendum institutionnel six mois après l'élection.

B) Faire barrage au capitalisme financier : soumettre toute OPA au vote des salariés et pouvoir interdire des formes de délocalisation frauduleuse de marques.

C)Relance de l'Europe pour croissance forte et durable : affirmer que le prochain Traité constitutionnel devra être ratifié par référendum en France ; poser un moratoire aux élargissements ; proposer à nos partenaires une convergence sociale par le haut et un pacte pour la recherche.

D) Urgence sociale : priorité au pouvoir d'achat (SMIC à 1500 € et retraite minimum garantie), lutte anti-précarité (sécurité professionnelle, 500 000 emplois sécurité formation d'ici 2012), logement social (zéro subvention d'équipement pour les communes anti-mixité sociale, garantie mutuelle locative), services publics (EDF-GDF 100% public), prise en charge du vieillissement (ce qui coûtera 1 point de CSG, il faut avoir le courage de le dire dès maintenant), signal de confiance aux jeunes (états généraux de la jeunesse).

- Cela impliquera de dégager des marges de manœuvre financières : elles le seront par la croissance, mais aussi par une révision très énergique des exonérations de charges sociales accordées aux entreprises qui n'en ont pas besoin.

Pour redresser notre pays et redonner une perspective de progrès à tous, nos électeurs attendent de nous non pas des mots flous et des valeurs ambiguës mais des engagements clairs. Notre projet doit permettre de rassembler la gauche et de changer vraiment. Il doit nous permettre de fonder une République nouvelle, porter un coup d’arrêt aux méfaits de la mondialisation financière, relancer la croissance et l’Europe, et répondre à l’urgence sociale. Car oui, la France a un avenir et cet avenir est à gauche. Tel est le sens de ces propositions et l’enjeu de 2007.

 

 

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Publié dans Présidentielles 2007

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