PS : le décalage entre le parti, les enjeux et l'opinion, par Jean-Francis Dauriac

Publié le par Jean-Francis Dauriac

L'intervention de Jean-Francis Dauriac au Congrés Fédéral de la Seine et Marne le 9/11/ 2008
Le vote sur les motions traduit une dépolitisation de notre parti, à l’heure et une époque, où en France et partout dans le monde, le retour du politique s’impose plus que jamais, comme une attente et une nécessité. La vraie rénovation du parti passe par celle des fédérations et de notre façon de faire de la politique.
 

  1. Un contexte de « repolitisation » de ‘l’opinion

Notre Congrés se déroule dans une période difficile de nos sociétés, de transition et même de changement d’époque. Après l’effondrement de l’intérieur du systéme soviétique, nous vivons peut être l’effondrement de l’intérieur du systéme libéral. Les clivages idéologiques du siècle dernier ne résisteront pas bien longtemps. Les phases de transition sont toujours dangereuses. Elles mélangent étrangement le retour du conservatisme et l’aspiration à un changement (le progrés),  dont on connaît rarement les contours et les conséquences. Dans ces périodes le progrés passe par l’affirmation forte de nos valeurs et de la nécessité de la politique.  

Nous ne pouvons plus nous contenter de vouloir bien gérer ou administrer.  

·         Car derrière ce que nous appelons bonne gestion, il y a soumission à un système économique alors que l’économie est censée être au service de l’Homme et non l’inverse. 

·         Et derrière la bonne administration, fut ce par le retour de l’Etat il y a la conservation d’une technocratie,  qui interdit au citoyen le pouvoir d’agir et de décider.  

Nous avions de signes avant coureurs de cette évolution par nos extrêmes.

Que ce soit Bensancenot ou Le Pen, tous deux affirment depuis longtemps des valeurs, et tous deux, avec leurs excès, affirment la prééminence du politique. Nous avons aujourd’hui le signe que cette attente n’est plus marginale, avec l’élection de Sarkozy (droite décomplexée et volontarisme du discours) et celle de Barack Obama ( « Yes we can », et, le « rêve américain »). 

Sans politique l’individu n’a pas de moyen d’action sur  le monde ni la société. Sans politique, pas de démocratie, car à quoi bon désigner des représentants et des élus s’ils ne peuvent rien faire ou presque. L’individu se résigne. Seule règne la loi du plus fort, que l’histoire a toujours su dissimuler : d’abord sous le blanc manteau de la religion, puis sous celui du dogme de l’économie toute puissante et de la loi du marché. 

Le paradoxe, c’est qu’au moment où notre société impose le retour du politique, notre parti , lui se dépolitise.  

Le parti menacé de dépolitisation


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Voir les résutats dans le 77 et la liste de nos représentants élus

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Publié dans Congrés 2008

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