Moscovici voulait voter pour le Plan Sarkozy ...

Publié le par RAG-77; Rassembler à gauche 77

Le groupe socialiste de l'Assemblée nationale a décidé mardi 14 septembre de s'abstenir sur le projet de loi en faveur des banques présenté en urgence au Parlement par le Gouvernement.

 

La réunion de groupe a commencé par un exposé du responsable des commissaires socialistes aux finances, Jérôme Cahuzac, député du Lot-et-Garonne, qui a préconisé un vote « pour » ou, à défaut, une abstention sur le texte.

 

Laurent Fabius est intervenu avec force pour refuser un vote « pour », argumentant notamment sur le fait qu'aucune condition n'était prévue dans le texte de loi pour encadrer l'utilisation des quelques 360 milliards débloqués... Il a insisté sur le fait que les Français, notamment de gauche, ne peuvent qu'être choqués par le non-encadrement législatif du plan Sarkozy. Il a par ailleurs alerté ses collègues sur le fait que la politique actuelle du Gouvernement ne permet pas à la France de faire face à la crise économique qui est devant nous.

 

Plusieurs députés sont ensuite intervenus pour soutenir le vote « pour », parmi lesquels Pierre Moscovici, Michel Vauzelle, Marisol Touraine ou encore Manuel Valls.

 

Ces interventions coordonnées, faites en accord avec Jean-Marc Ayrault et François Hollande, ont suscité une forte réaction dans le groupe, notamment de la part de Marylise Lebranchu, Jean Glavany et Julien Dray.

 

Ce déroulement imprévu de la réunion de groupe a amené François Hollande à changer de pied. Prenant à revers ses proches, Jean-Marc Ayrault a finalement proposé la position de l'abstention qui a été adoptée avec une large majorité.

 

Cet épisode résume les carences du Parti socialiste constatées depuis des années :

 

-         absence de débat, de travail et de décision collective ;

-         perte de repères qui amènent à mélanger responsabilité et confusion politique ;

-         au bout du compte un Premier secrétaire qui s'appuie sur le dernier qui s'est exprimé.

 La position de Martine Aubry

PARIS, 14 octobre 2008 (AFP) - La maire de Lille Martine Aubry a critiqué mardi le premier secrétaire du PS François Hollande pour n'avoir pas réuni la veille "les responsables du Parti socialiste" afin de dégager une position commune sur le plan d'urgence gouvernemental pour les banques examiné à l'Assemblée. "Très franchement, c'est un Parti socialiste tel qu'on n'aimerait plus le voir", a déclaré sur i-télé Mme Aubry, après l'expression de désaccords parmi les députés sur l'attitude à avoir sur ce sujet. "Je m'étonne que François Hollande, le premier secrétaire, n'ait pas réuni hier (lundi, ndlr) les responsables du Parti socialiste pour que nous discutions ensemble de la position que nous devions prendre", a ajouté celle qui postule à sa succession. L'ex-numéro deux du gouvernement Jospin a approuvé "totalement" l'abstention décidée par le groupe socialiste sur ce plan d'urgence. "Nous avons accompagné l'opération pompiers - arrêter l'incendie -" mais "nous demandons au président de la République de changer le budget 2009 (...), autrement nous allons nous enfoncer dans la récession", a dit Martine Aubry. Estimant que "le pire est devant nous", elle a qualifié l'abstention du PS de "cri d'alarme, pour dire: +monsieur le président, changez de politique pour retrouver le chemin de la croissance et de l'emploi!+".




Lire nos propositions

Lire et signer la motion, voir les signataires

Publicité

Publié dans Congrés 2008

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article